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Précisions concernant le mouvement "Education Not For Sale"
Par aespri, le 09.12.2009 à 18:45
Suite à l'évolution du mouvement « education not for sale » depuis son émergence à Genève, le comité de l'AESPRI a souhaité s'exprimer sur le mouvement et sur certains événements qui y sont liés. Pour rappel, le comité de l'AESPRI, lors de sa réunion du 3 novembre 2009, a exprimé son soutien au manifeste, aux revendications d' « education not for sale » ainsi qu'au mouvement en lui-même.
Toute d'abord, le comité de l'AESPRI ne cautionne pas la tournure particulière des événements lors du début de l'occupation. En effet, le cours du professeur Monnier n'a pas pu être dispensé dans des conditions convenables. Par ailleurs, le comité regrette le climat conflictuel qui régnait lors du début de l'occupation.
De plus, le comité pense que le manque d'informations ou la mauvaise compréhension des revendications exprimées par le mouvement ont contribué à ce mauvais climat.
Néanmoins, le comité de l'AESPRI considère que le mouvement « education not for sale » a permis une plus grande visibilité des enjeux universitaires, que ce soit dans l'Université mais également à l'extérieur de celle-ci.
Au sein de l'Université, le mouvement a permis de sensibiliser l'ensemble de la communauté universitaire aux enjeux politiques liés à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi ainsi qu'aux transformations du paysage universitaire suisse et européen.
A l'extérieur de l'Université, ces mêmes enjeux ont reçu une attention sans précédent, notamment dans les médias.
Le comité de l'AESPRI
N.B. Le groupe politique de l'AESPRI travaille actuellement sur les enjeux mentionnés. Il se prononcera plus en détail sur ces questions au cours du deuxième semestre. En attendant, le groupe vous propose une revue de presse sur ces questions :
N.B. 2: Pour accéder aux sources veuillez faire des "copier-coller" dans la barre d'adresse de votre navigateur
Sources presse :
″ L'Uni de demain chère et élitaire ″ publié le 15/4/1996
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″ Fin de la gratuité des études universitaires ″ publié le 8/12/1992
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″ Combien coûte un étudiant ? ″ publié le 4/11/1993
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″ Facs gratuites, rêve impossible ? ″ publié le 30/10/2009
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/127661-facs-gratuites-reve-impossible
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″ Pourquoi les étudiants suisses bloquent trois universités ″ publié le 18/11/2009
http://www.lematin.ch/print/node/192965
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″ Politique universitaire: Les universités suisses ont peur du changement. A tort.″ publié le 28/05/1999
http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/2199.shtml" target="_blank">http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/2199.shtml
″ Places assises : 250 + 1 ; Places debout : 100 ″ publié le 19/11/2009
http://www.unige-info.ch/Places-assises-250-1-Places-debout.html
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″ Université : démocratisation, gratuité, qualité ″ publié le 21/12/1999 par 24 heures
http://www.hec.unil.ch/jdanthine/Press/24heures/etudes.PDF
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article d'un professeur de l'Université catholique de Louvain :
″ Est-il juste que l'Université soit gratuite ? ″ date de 2004
http://ethique-economique.net/IMG/pdf/VAN_PARIJS-2.pdf
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Sources officielles :
Rapport CRUS-UNES 2008 : ″ Etudier après Bologne le point de vue des étudiant-e-s ″
http://www.crus.ch/dms.php?id=8716
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Explications de la CRUS sur le système des crédits ECTS :
http://www.crus.ch/information-programmes/bologne-ects/qu-est-ce-que-l-ects.html?L=1
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″ Loi sur l'aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes école
Le projet n'atteint pas les objectifs fixés ″ présentation d'économiesuisse du 24/08/2009
http://www.economiesuisse.ch/web/fr/PDF%20Download%20Files/2009-08-24_Transp20_hautes_ecoles.pdf
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table ronde AESPRI 40e anniversaire département science politique
Par aespri, le 09.12.2009 à 16:41
Dans le cadre du 40e anniversaire du département de science politique de l'Université de Genève qui sera célébré durant le congrès annuel de l'ASSP (7/8 janvier 2010), l'AESPRI organise une table ronde le 8 janvier à 12h intitulée:
‘Aux frontières de la science politique suisse: regards croisés de la relève'
Dans cette table ronde il s'agira de donner la parole à de jeunes chercheuses et chercheurs ayant une approche de la science politique non conventionnelle. Nous souhaitons ainsi montrer qu'aujourd'hui en Suisse la science politique peut être pratiquée en dehors des thématiques et des approches traditionnelles. Deux aspects se verront donc traduits dans la table ronde : d'abord la relève, le futur de la recherche en science politique en Suisse. Ensuite la tendance ‘hors-mainstream' des sujets abordés, peu présents en Suisse.
Il s'agira par ailleurs de sensibiliser les étudiant-e-s à ces thématiques peu enseignées dans le cadre des cursus en science politique et en relations internationales.
une conférencière et un conférencier nous ont confirmé leur venue. Noémi Michel de Genève et Simone Horat de Lausanne.
Noémi Michel présentera un papier intitulé "Penser l'impensé: la « blanchité » au sein de deux débats virtuels en Suisse et en France" lié aux thématiques qu'elle développe au sein du groupe de réflexion transdisciplinaire "Penser la différence postcoloniale et raciale" (POST IT). Dans le monde anglo-saxon, les critical whiteness studies nourrissent la réflexion et la recherche autour des questions liées à la différence à partir du constat suivant : quelque-soit leur mode de participation à l'entreprise coloniale et esclavagiste, les Etats-nations occidentaux se sont structurés et se structurent encore à travers leur définition commune en en termes de «blanchité». En exposant les principaux résultats d'une analyse exploratoire de deux débats virtuels hébergés par les blogs de deux journaux suisse et français, l'intervention veut montrer la pertinence d'interroger le versant « blanc » - c'est-à-dire le versant encore trop peu questionné - de la construction historique, socio-politique et normative de la différence « raciale », ethnique et culturelle en Suisse et en France.
Simone Horat parlera de genre et politique en présentant ses deux travaux de mémoire (licence UNIL et master Sorbonne). En utilisant les outils théoriques des études de genre, Simone Horat a voulu analyser dans le premier mémoire les rapports sociaux de sexe dans un environnement militant -un centre social. Il présente les schémas de domination à l'œuvre et remet en question l'intuition selon laquelle on pourrait s'attendre dans un tel cadre « à trouver une stigmatisation des comportements sexistes et machistes » (Horat 2006 :2). Dans le second travail qui sera discuté, Simone Horat a choisi d'étudier une organisation syndicale défendant des positions féministes pour y relever les inégalités hommes/femmes au sein du syndicat.
Le programme complet du congrès se trouve à l'adresse suivante: http://www.sagw.ch/de/svpw/taetigkeiten/Kongress/Kongress-2010/Programm.html
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La participation au congrès ainsi qu'à la table ronde est gratuit pour les étudiant-e-s!
Voyage d'études BERLIN 2010
Par aespri, le 09.12.2009 à 15:56
Cher-e-s étudiant-e-s,
L'AESPRI organise du 29 mars au 4 avril 2010 un voyage d'études à Berlin afin de mieux connaître le système politique allemand, ainsi que l'histoire et la culture berlinoise. 45 places seront disponibles pour les étudiant-e-s de science politique et de relations internationales.
Une séance d'information aura lieu le lundi 14 décembre à midi en MS130
Le groupe voyage
Manifeste du mouvement Education is NOT for $A£€ Genève
Par aespri, le 25.11.2009 à 08:57
Le 22 octobre 2009, en occupant l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, les étudiant-e-s autrichien-ne-s ont renforcé un mouvement de protestation international. En Autriche, ce mouvement s’est propagé à d’autres établissements d’études autrichiens dont les université de Vienne, Graz et Linz. Le mouvement continue encore et toujours à l’heure actuelle ! Au total, plusieurs milliers d’étudiant-e-s ont décidé de dire « NON ! » aux nouvelles réformes qu’entreprennent les différents rectorats.
Depuis le début des événements autrichiens, le mouvement étudiant international qui regroupe 70 groupes dans 30 pays différents, des États-Unis au Bangladesh, en passant par l’Italie, le Népal ou la Macédoine s’est renforcé. Ces différents groupes régionaux, tous unis pour une même cause – la lutte contre la marchandisation et la privatisation des études et pour un accès plus démocratique à l’université – se sont formés de manière spontanée et autonome. Ils ont mis sur pied une semaine d’action internationale du 9 au 18 novembre, qui a débuté avec le Warm-up day of United Action du 5 novembre, journée destinée à informer le public sur les différentes actions potentielles des semaines à venir.
Ce mouvement international lutte contre la marchandisation progressive des études supérieures et ses effets néfastes. En effet, l’introduction récente des réformes de Bologne vise à calquer l’organisation des études universitaires sur un modèle anglo-saxon. Ce modèle tend à mettre le savoir en concurrence, il permet au secteur privé d’avoir la main mise sur la recherche et il limite l’accès aux études par des stratégies de sélections élitistes. Ainsi c’est à la fois les conditions d’accès aux études et la qualité de ces dernières qui sont de plus en plus dégradées.
Ce phénomène peut être illustré par les différents classements d’universités, notamment celui de ShanghaÏ. Ce dernier est fondé sur des critères de compétitivité, tels le nombre de Prix Nobel obtenu par des chercheurs de l’université, le nombre d’articles publiés ou encore le nombre de citations obtenues. Il s’agit de critères purement quantitatifs. Il est aberrant d’évaluer la qualité d’une institution universitaire sur la base de ces seuls chiffres.
Genève connait aussi ses réformes. Avec l’introduction de la nouvelle Loi sur l’Université, et la réforme de Bologne déjà mise sur pied depuis plusieurs années, un changement certain des conditions d’études est en cours. Les exemples sont nombreux :
Au niveau de la démocratie universitaire, les organes participatifs, derniers lieux institutionnels où les étudiant-e-s avaient encore une voix consultative, ont progressivement disparus. De plus, l’adoption d’un nouveau règlement d’études en faculté de sciences économiques et sociales, ou tout simplement des changements de plans d’études, sont décidés sans consultation des principaux intéressées, c’est à dire les étudiant-e-s.
Au niveau des questions économiques, l’ouverture du financement de l’institution ou de recherches à des fonds privés engendre automatiquement une dépendance au milieu industriel qui implique l’adhésion à une logique de maximisation de profits. Pour des raisons de rationalisation économique, ou simplement parce que « c’est la vie ! », comme l’explique Charles Beer [1], les réformes menacent de supprimer certaines filières. C’est le cas du Département d’histoire économique et sociale dont la qualité de l’enseignement et de la recherche n’est pourtant pas mise en cause.
De plus, notamment en raison de la semestrialisation des enseignements et des modifications du calendrier académique, la qualité de l’encadrement des étudiants diminue. Les conditions de réussite deviennent de plus en plus sélectives, alors que les capacités d’enseignement ne sont pas augmentées par l’engagement de plus d’assistant-e-s ou de professeur-e-s. Finalement, les propositions du politique d’augmenter les taxes universitaires risquent de rendre inaccessibles les études à une tranche de la population déjà marginalisée par le nombre trop restreint de bourses et leur mauvaise redistribution et pourraient pousser les étudiants à un endettement précoce qui aurait comme conséquence une forme d’esclavagisme moderne à la sortie des études.
Face à cette situation, le groupe genevois autonome « Education is NOT for $A£€ », formé de manière spontanée face à l’évolution négative de la qualité des études de l’université de Genève et en solidarité aux étudiant-e-s viennois-e-s, revendique les points suivants :
- Pour la gratuité des études !
- Contre la fermeture des filières !
- Pour une augmentation des bourses et un accès facilité !
- Pour un enseignement et une recherche indépendants !
- Contre la détérioration de l’encadrement des études !
- Pour plus de logements étudiants !
- Pour une codécision dans l’élaboration des cursus et la nomination des enseignant-e-s !
- Pour des meilleures conditions de travail du personnel !
- Pour des organes décisionnels paritaires avec un réel pouvoir (1 étudiant-e = 1 professeur-e) !
Étudiant-e-s, face à la « privatisation » de l’université disons tou-te-s NON et luttons pour une université véritablement démocratique !
Plus d'informations sur le groupe facebook : "Education is NOT for $A£€ Genève".
Notes
[1] ARMANIOS, R. « Charles Beer, un obsédé de l’objectif », Le Courrier, 27 octobre 2009.
annonce
Par aespri, le 15.05.2009 à 14:16
Une exposition photographique a été mise en place au café autogéré du 3e étage d'Uni Mail durant la semaine du Forum du Militantisme. Faute de temps et par erreur des organisateurs, il n'était pas précisé que les photos affichées ne concernaient que les villages de Ouada et de V4 .
Elles ne sont aucunement représentatives de la situation générale au Burkina Faso. Les organisateurs souhaitent donc s'excuser s'ils ont véhiculé de façon non-volontaire une mauvaise image du Burkina.